Sommet ministériel OMT/WTM : l’impératif, pour les méga-événements, de laisser un capital

PR No.: PR 14075

Les participants au sommet ministériel de l’OMT et du World Travel Market (WTM) ont souligné que les « immenses synergies » entre méga-événements et tourisme devraient être utilisées pour produire des effets bénéfiques dans la durée, pour la destination et sa population [Londres (Royaume-Uni), le 4 novembre 2014].

L’impact du rayonnement qu’assurent les événements internationaux, combiné aux investissements dans les infrastructures, constitue l’une des potentialités majeures à long terme des grandes manifestations. Tel a été le principal message de la huitième édition du sommet ministériel OMT/WTM sur le thème « Tourisme et méga-événements : bâtir un capital de longue durée », dont le modérateur était Max Foster, de CNN International. 

En ouverture du sommet, le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai, a souligné que « les destinations doivent prendre en considération les infrastructures, les investissements et l’emploi, de même que les retombées immatérielles telles que l’image que renvoie le pays et la meilleure façon d’impliquer les communautés comme autant d’éléments formant le capital laissé par un méga-événement ». 

Des bénéfices matériels et immatériels

Cette conception des choses repose sur la collaboration et les partenariats, a déclaré le Vice-Ministre brésilien du tourisme, Vinícius Lemmertz, alors qu’il évoquait la récente Coupe du monde 2014 de la FIFA et la façon dont elle a « déterminé l’orientation de la coopération public-privé au Brésil ».

L’effet positif sur l’emploi des Jeux olympiques de Londres en 2012 a été mentionné par le Président de VisitBritain, Christopher Rodrigues, tandis que le Vice-Président de l’administration nationale chinoise du tourisme, Jiang Du, soulignait pour sa part le rôle des bénévoles pendant les Jeux olympiques de Beijing en 2008 : « Nous avons réussi à mobiliser des étudiants, des jeunes, des retraités. Le bénévolat est devenu chose courante dans tous nos méga-événements. »

Le Président de l’Autorité du tourisme du Qatar, Issa Mohammed Al Mohannadi, a fait valoir que le développement des infrastructures pour la prochaine Coupe du monde de football était planifié en fonction de l’utilisation future qui en serait faite. 

Les effets immatériels, peut-être moins visibles, sont néanmoins tout aussi importants. Pour ce qui est de l’Afrique du Sud, le Ministre du tourisme, Derek Hanekon, a rappelé les effets bénéfiques pour l’image du pays : « Nous avons accueilli la Coupe du monde de rugby en 1995 à partir de rien et montré au reste du monde ce que nous étions capables d’accomplir. »

Au-delà des méga-événements : le rôle des événements dans le tourisme

Alors que le débat sur les grandes manifestations a tendance à tourner autour du sport, le Vice-Président chargé du marketing et des programmes au sein de la Commission saoudienne du tourisme et des antiquités, Hamad A. Al-Sheikh, a signalé que le pèlerinage annuel du hadj, qui peut attirer jusqu’à trois millions de personnes sur cinq jours, est « le rassemblement ayant la forte affluence et le plus ancien au monde ». 

À l’inverse, la Tunisie voit les avantages qu’il y a à aider les événements de moindre envergure à assurer leur viabilité financière. Amel Karboul, Ministre tunisienne du tourisme, a évoqué la nécessité de redéfinir ce que l’on entend par –méga : il se peut que l’on ait trois personnes à un festival, mais que cinq millions en parlent dans les médias sociaux. C’était aussi l’avis du Ministre jamaïcain du tourisme et des loisirs, Wykeham McNeill, et du Ministre libanais du tourisme, Michel Pharaon, pour lequel tous les pays ne peuvent pas accueillir des méga-événements, mais les manifestations culturelles sont essentielles pour promouvoir le pays et rassembler des gens différents, dans l’intérêt de la compréhension entre les cultures et de la paix dont on a tant besoin.

« Méga-événements et tourisme vont de pair. Cependant, comme on l’a entendu aujourd’hui, les destinations peuvent aussi tirer le meilleur parti d’événements de moindre envergure » a déclaré le Directeur principal du World Travel Market, Simon Press. 

Mobiliser toutes les parties prenantes

La Secrétaire d’État espagnole au tourisme, Isabel Borrego, a souligné qu’au moment de se porter candidat pour accueillir un méga-événement, « il est fondamental d’en évaluer correctement les impacts et la durabilité ».  

Le Président du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), David Scowsill, a préconisé de faire intervenir le secteur privé à un stade précoce de la préparation d’une candidature pour un méga-événement. Quant à Adolfo Mesquita Nunes, Secrétaire d’État portugais au tourisme, il a souligné que les administrations du tourisme doivent être « associées depuis le début à l’organisation des méga-événements », tout en appelant l’attention sur le fait que la décision de présenter une candidature devait être totalement « conforme aux objectifs premiers du pays ».

Ont également participé au sommet Hiromi Tagawa, Président de l’Association des agents de voyage du Japon (JATA), Alan Gilpin, Directeur responsable de la coupe du monde de rugby à la fédération internationale de rugby (IRB), et Thomas Waldner, de la Donauinselfest en Autriche.

 

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